SOS, Fuites urinaires femme…Que faire?

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SOS, Fuites urinaires femme...Que faire

Petits dérapages incontrôlables? Inutile de paniquer. Il suffit d’oser en parler avec votre médecin. Car, bonne nouvelle : des solutions efficaces existent. Il y en a forcément une pour vous!

Plus de 3 millions de personnes en France sont touchées par l’incontinence urinaire. Des seniors, mais aussi de nombreuses femmes bien plus jeunes. Personne n’est à l’abri. Si vous pensiez être un cas isolé, détrompez-vous ! Problème : généralement, cela ne s’arrange pas tout seul. Imprévisibles, ces fuites peuvent gâcher la vie. Certaines vont jusqu’à se couper de leur entourage, par honte. Pas question donc de se murer dans le silence. Il faut rassembler son courage pour aller pousser la porte de son médecin traitant, ou directement d’un urologue. Car ce trouble très fréquent n’est pas du tout une fatalité.

Trois types d’incontinence

Il n’existe pas une, mais des incontinences. On parle d’incontinence à l’effort quand un fou rire, une quinte de toux, un sprint pour rattraper Le bus, ou même le simple fait de soulever des sacs de courses entraînent des fuites involontaires. Le plus souvent, l’origine du problème, c’est un périnée fragilisé. À chaque «effort», il n’est plus assez tonique pour remplir sans faillir sa mission de retenue des urines. L’autre type d’incontinence, ce sont les urgenteries, ou, plus simplement, les envies pressantes, alors même que la vessie n’est pas remplie. Elles arrivent n’importe quand. sans crier gare. On n’a pas le temps d’arriver aux toilettes. La responsable : une vessie hyperactive, qui se contracte anormalement, nuit et jour. L’incontinence mixte associe des fuites à l’effort et des fuites par urgenteries. En attendant de trouver le traitement adapté à son cas, les protections intimes peuvent dépanner. En fonction de l’intensité et de la fréquence des fuites, il existe plusieurs types de produits : protège-slips, serviettes ou culottes. Tous absorbent et retiennent les odeurs et l’humidité, permettant de conserver une vie « normale », en attendant mieux.

La rééducation, point de départ

Quand on est concerné, il est essentiel de ne pas laisser les choses s’installer. La rééducation du périnée sera très souvent conseillée. Surtout après un accouchement ou lors de la ménopause, quand le périnée perd de sa tonicité. Plusieurs méthodes existent. Le kinésithérapeute ou la sage-femme peuvent proposer des séances d’électro- stimulation. Une sonde est alors placée dans le vagin, envoyant des mini décharges électriques, indolores, qui vont contracter le périnée. Compter de 10 à 20 séances, en fonction de l’état du périnée. L’autre option implique une participation plus active de la patiente. Ce sont les exercices « de Kegel », qui consistent à contracter cette zone, comme si on voulait arrêter brusquement d’uriner, puis à relâcher. Après quelques séances supervisées par un kiné ou une sage-femme, il faudra poursuivre seule, à la maison. Rien de bien compliqué. Il faut juste y consacrer un peu de temps : 10 minutes par jour. Mais ces exercices peuvent être faits n’importe quand, en regardant sa série préférée à la télé, ou en patientant à la caisse d’un supermarché! L’idéal, c’est de faire de ces séances d’exercices un réflexe. Enfin, il existe la méthode Innovo. Huit électrodes à poser sur les cuisses et les fesses, à utiliser à la maison. Ces électrodes vont muscler le périnée, sans effort de votre part, et sans douleur. Chaque séance dure 30 minutes et génère 180 contractions.

La technique de la bandelette

En parallèle, on vous recommandera probablement de limiter les facteurs de risque. Comme les sports à impact (course à pied, tennis …), à mettre de côté provisoirement, au profit de disciplines exerçant moins de pression sur l’abdomen (marche, natation, vélo …). À éviter également : le port de lourdes charges, néfaste. Dès que possible, demandez de l’aide! Et pensez au cabas pour faire les courses. Enfin, le surpoids étant un facteur aggravant, si vous avez quelques kilos en trop, c’est peut-être le moment de penser à se mettre au régime. Si cela ne suffit pas, le médecin pourra conseiller une opération. Le mot fait peur à certaines, mais elles sont aujourd’hui très bien maîtrisées. Le chirurgien va poser une petite bandelette sous l’urètre – le conduit qui évacue l’urine – pour le soutenir. Comme un hamac, la bandelette soutiendra l’urètre lors de l’effort, pour empêcher les fuites. L’opération est pratiquée depuis 1995. Elle ne dure que 20 à 30 minutes. Elle s’adresse aux femmes souffrant de fuites à l’effort, et donne de très bons résultats (85 à 90 %).

Urgenturie : les solutions

Elles relèvent d’abord de l’hygiène de vie. Par exemple, consommer avec modération thé, café ou sodas, connus pour être des excitants de la vessie. On proposera ensuite des médicaments, Les anticholinergiques. Leur rôle est de rééduquer la vessie. Ils vont diminuer la fréquence des envies, mais il faut un peu de patience avant d’observer les premiers résultats. Le traitement d’attaque est en général de trois mois. Après, c’est au cas par cas : on continue, on arrête, on allège. Si les médicaments sont mal tolérés, on pourra passer à l’étape suivante : la neuromodulation. Autrement dit, une mini-électrode glissée sous la peau – lors d’une anesthésie locale – dans le bas du dos. Elle va agir sur le nerf sacré qui commande la vessie, et ralentir ainsi son activité. Ce « pacemaker » de la vessie va marcher pendant 5 à 7 ans, jusqu’à ce que la pile ait besoin d’être changée. Mais il peut être retiré à tout moment. Plus étonnant, le botox, plus connu pour effacer les rides, est depuis quelques années utilisé pour traiter les incontinences par urgenteries. Les injections, sous anesthésie locale, se font dans la vessie. Elles ont pour effet de calmer ses contractions. Les patientes peuvent quitter l’hôpital dans la journée. Les injections devront être renouvelées tous les 6 à 9 mois, dès que l’effet du produit s’estompe.

 

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Asma Belkadi
Asma est une jeune blogueuse qui fait de plus en plus ses preuves dans le monde des influenceuses sur le Web. Passionnée depuis son enfance par la lecture et la rédaction. Elle possède maintenant Mojotic qui reflète ce qu'elle aime faire sur le Web.