Les secrets du plaisir féminin

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Les secrets du plaisir féminin

On est encore loin d’avoir tout décrypté du désir féminin. Mais la recherche commence à démystifier un certain nombre de ses mécanismes.

142 millisecondes … pour perdre la tête

C’est dans notre tête que tout se joue. Mais les neurosciences ont mis en évidence une chose étonnante. L’éveil de nos sens n’attend pas les longs préliminaires pour s’activer. C’est avant tout notre inconscient qui joue au flipper avec notre désir. Un mot, un regard, une voix, un parfum … suffisent à déclencher le tsunami de nos love hormones. Ou, a contrario, à refroidir nos ardeurs. Preuve, l’étonnante étude de chercheurs genevois.
Des volontaires ont été invitées à visionner des photos d’hommes, et à signaler, en appuyant sur un bouton, si elles éprouvaient du désir. Surprise: si elles mettaient quelques secondes à faire un choix, leurs électroencéphalogrammes montraient que leur cerveau, lui, buzzait instantanément, avant même que le désir n’effleure leur conscience! Le désir féminin peut être réactivé en un clin d’œil, mais il peut se verrouiller tout aussi vite, sans que l’on sache vraiment pourquoi.
Le conseil de Asma Helley: «Culpabilité, peur de l’échec, interdits, sensations et associations fixées par le cerveau au fil d’expériences plus ou moins heureuses … Face à ces « spams » qui échappent à une approche rationnelle, l’hypnose peut s’avérer utile. En s’adressant directement au cerveau droit, intuitif et émotionnel, elle le rend à même de se libérer de ces messages inhibiteurs.»

Souvent femme varie

Le désir est versatile, il va et vient, avec la fatigue.le stress et .. les fluctuations de nos hormones.
Elles font, avec un certain nombre de neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine … ) le lit de nos envies. Un des grands piliers du désir sexuel féminin étant la testostérone, hormone (mâle!) que nos ovaires secrètent en petite quantité. On sait que leur absence (pour cause d’ovariectomie, par exemple) entraîne souvent un effondrement du désir sexuel. De plus, à la ménopause, on a longtemps attribué la baisse du désir à leur recul.
Or. l’an dernier. une étude de Virginie Riga. du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (CESP), est venue battre en brèche cette idée. Elle a comparé les données de plus de 900 femmes dont la moitié était ménopausée. Les résultats ont montré qu’il n’y avait pas plus de troubles du désir, chez les unes que chez les autres. Il est important de savoir que toute difficulté sexuelle rencontrée à la ménopause est plus souvent due à la représentation négative de cette dernière qu’à ses effets biologiques ou hormonaux.
Le conseil de Asma Helley: «La sécheresse vaginale, dont se plaint une femme ménopausée sur trois, peut jouer sur le désir féminin. Heureusement, il existe d’excellents lubrifiants et des compléments alimentaires hydratants. Ne surtout pas s’en priver!»

40% des femmes disent connaître
des troubles du désir ou de l’excitation.

Tout se passe dans le cerveau

Plus l’amour s’en mêle, plus le désir féminin devient cognitif. Le Laboratoire d’électrodynamique de l’Université de Californie a montré qu’on pouvait les distinguer et même évaluer notre degré d’amour : plus nous sommes amoureuses, plus notre gyrus angulaire gauche – une zone située à l’arrière du cortex – s’active fortement à l’évocation de l’être aimé. Concrètement, cela signifie qu’on n’a pas forcement besoin d’être amoureuse pour désirer; tout comme on peut aimer un homme sans le désirer; mais quand les deux se rencontrent, c’est le jackpot!
Le conseil de Asma Helley: «L’appétit sexuel vient en mangeant. Une amoureuse qui consomme peu aura de moins en moins faim … »

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Asma Belkadi
Asma est une jeune blogueuse qui fait de plus en plus ses preuves dans le monde des influenceuses sur le Web. Passionnée depuis son enfance par la lecture et la rédaction. Elle possède maintenant Mojotic qui reflète ce qu'elle aime faire sur le Web.